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«_ Les phrases ne vont pas être belles parce que je ne suis pas un spécialiste des belles phrases. Ecoute moi, ne pleure pas, cela ne sert plus à rien maintenant. La pluie c'est de l'eau qui tombe du ciel et tes larmes ne valent pas plus. Petite nature, ta candeur nous enterrera, ta connerie aussi. Tu attends rêveusement un train qui ne passera jamais. Tu l'as raté de peu. Tu m'as perdu en beauté. Emotionnelement instable, tu fais du mal innocemment, c'est jamais de ta faute de toutes façons. La vacuité de ton propos me fait doucement rire, un joli sourire ne fait pas tout. Les affres de ta réalité ne me préoccupent plus et je te laisse te consumer lentement; j'entends faiblement les sirènes des pompiers. Je t'ai mis sur un piédestal et tu es entrain de te casser royalement la gueule. Je te dis au revoir ma reine factice. Au fond tu es comme moi, tu n'as rien compris à la vie.»
Je lui ai dit au revoir à demi-mot, en mâchant frénétiquement mon Hollywood menthe, comme si ça pouvait changer le cours des choses. J'ai étouffé un sanglot, et je l'ai regardé s'en aller. Et Je me suis mise à attendre songeusement un train qui ne passerait probablement plus jamais.
Un jour j'écrirai des articles compréhensibles pour le commun des mortels.


