HEY JOE. égocentrique jusqu'au bout des ongles

HEY JOE. égocentrique jusqu'au bout des ongles
23h23...


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«_ Les phrases ne vont pas être belles parce que je ne suis pas un spécialiste des belles phrases. Ecoute moi, ne pleure pas, cela ne sert plus à rien maintenant. La pluie c'est de l'eau qui tombe du ciel et tes larmes ne valent pas plus. Petite nature, ta candeur nous enterrera, ta connerie aussi. Tu attends rêveusement un train qui ne passera jamais. Tu l'as raté de peu. Tu m'as perdu en beauté. Emotionnelement instable, tu fais du mal innocemment, c'est jamais de ta faute de toutes façons. La vacuité de ton propos me fait doucement rire, un joli sourire ne fait pas tout. Les affres de ta réalité ne me préoccupent plus et je te laisse te consumer lentement; j'entends faiblement les sirènes des pompiers. Je t'ai mis sur un piédestal et tu es entrain de te casser royalement la gueule. Je te dis au revoir ma reine factice. Au fond tu es comme moi, tu n'as rien compris à la vie.»

Je lui ai dit au revoir à demi-mot, en mâchant frénétiquement mon Hollywood menthe, comme si ça pouvait changer le cours des choses. J'ai étouffé un sanglot, et je l'ai regardé s'en aller. Et Je me suis mise à attendre songeusement un train qui ne passerait probablement plus jamais.




Un jour j'écrirai des articles compréhensibles pour le commun des mortels.

# Posté le samedi 13 octobre 2007 14:56

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 17:49

A Sucker's Dream. feu Placebo

[]

Je m'éteins avec langueur, on s'étreint à petit feu. Je suis à bout de souffle. La nicotine n'y est pour rien ce soir. Un dernier soupir pour la route. A demi-mot, je t'annonce que je vais fuir, en souriant. Mes rêves sont pourris, perdus d'avance. Mes héros usurpent leurs identités, des ratés dans l'âme. Je ne vaux pas plus qu'eux. Lennon ne peut plus m'aider. Papa avait raison, mais j'aime avoir tort.
_« Tu vas où?
_ Je vais nulle part.
_ C'est loin?
_ Un peu, ouais.
Vivre faiblement me paraît légitime. Les affres de la réalité m'impressionnent, m'emprisonnent. Ma délectable lâcheté t'écoeure. Mon amour-propre prend son envole et je le vois pitoyablement s'écraser dix mètres plus bas. Nous ne sommes bons que du fond de mon lit. Le fond sonore s'emplit, de l'eau tombe du ciel. L'atmosphère n'en est que tristement plus belle.
_ J'espère que tu iras mieux, un jour.
_ Moi pas.»

[...]


ET LA MELANCOLIE DIS MOI QUAND CA FINI ...
A Sucker's Dream. feu Placebo

# Posté le dimanche 07 octobre 2007 05:26

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 17:49

au-delà du réel. (just rewind?)

au-delà du réel. (just rewind?)

Braque moi ton projecteur en pleine gueule.

Je hais te haïr mais tu ne me laisses pas vraiment le choix.


J'nageais dans ce marais humain grouillant, j'ai sorti la tête de l'eau, un tas de visages d'inconnus familiers tentaient d'effectuer une pénible brasse, les plus audacieux tentaient le dos crawlé. La cour du lycée est un étrange endroit mais c'est pas le sujet. Je t'ai finalement aperçus, tu flottais doucement par rapport à cette masse informe d'ahuris.

J'tai dit salut. J'ai renchéris avec un traditionnel non moins efficace : ça va bien? T'as souris faiblement, hochant la tête nonchalamment. J'aime pas quand tu fais ça, t'as l'air d'un con.
J'étais de bonne humeur, toi j'en sais rien, j'sais jamais. T'as finalement dédaigné me demander si ça se passait bien. J' tai répondu que j'étais borderline un peu à l'ouest. La nicotine n'a pas tendance à calmer ce genre de chose. Politesse oblige tu me demandes quand j'arrêterai les frais sur mon appareil respiratoire. Je te réponds pas, comme si ma santé te préoccupait.
Le ciel s'est brisé depuis un bail entre nous. On habite plus la même planète depuis bien trop longtemps. C'est une sale habitude de faire comme si de rien n'étais. Le silence est une vertu dont nous avons bien trop usée. Tu me fais rire avec tes explications à la con, comme si j'avais besoin qu'on me traduise notre situation. Je te connais pas vraiment à vrai dire mais je sais quand tu es sur le point de me dire un truc qui va me brisé en plein de putain morceaux.
Je repense à la belle époque parfois, une torture psychique à vrai dire. Mais je ne pense pas tout ce que je pense à ton sujet. Ça à l'air tordu mais c'est ce que je ressens. T'en as pas conscience mais je suis obligée d'me construire une putain de barrière mentale, un mur psychique écrit dessus en grosse lettres d'imprimerie "Tu vas nulle part comme ça chérie".
Je me suis perdue dans mes pensées. Tu me ramènes à ma réalité avec un pertinent "Allo la terre?"
Puis on se dit un banal "à la prochaine" avec la même hypocrisie partagée.

C'est toujours comme ça de toute façon, un joli début d'histoire et une fin merdique...



Bernard, je compte sur toi pour corriger ma piètre orthographe.


Laura.


# Posté le lundi 10 septembre 2007 11:56

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 17:49

She night.__

She night.__
"Toi, console-moi, garde moi encore une nuit
Si tu as l'envie, prends-moi encore
Enlève-moi une autre nuit
Ne m'en veux pas et console-moi encore une fois
Est-ce que tu pourras ?
"


Ouvre les yeux. Mentir ne sert plus à rien maintenant, ce qui aurait pu être sauvé a foutu le camp depuis bien trop longtemps. A trop se bercer d'illusions on finit par s'assoupir, s'enfoncer dans un profond sommeil illusoire. Un rêve aigre-doux qui nous laisse croire que tout va bien. Je n'ai plus rien à te prouver, plus rien à te dire. Je ne veux plus te voir dans ma vie.


Voilà ce que je t'aurais dit si je n'étais pas déficiente mentale niveau relationnel humain. Je t'aurais tout déballé sans pudeur ni scrupules. Mais sérieux est-ce que j'ai une gueule à comprendre les méandres intellectuels et affectifs de l'espèce humaine?


J'en ai marre. Aux canards. J'ai peur du noir et du vide. Le vide intersidéral bien sûr. Je te l'expliquerai un jour et tu verras c'est carrement flippant au fond.



Cet article est une ode à la connerie. Il n'a ni queue ni tête et n'est en aucun cas lié à ma rentrée scolaire en première littéraire 4 du lycée Aubanel à Avignon, encore moins à ma vie personnelle, ou presque.




Image: Duke Ellington dessiné par ma talentueuse soeur.

# Posté le samedi 08 septembre 2007 16:07

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 17:50

prélude.

prélude.
Publicité en demi-teinte pour une vie merdique enviable...
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Tu sombres une fois par mois, douze fois par an. Tu t'abîmes sous l'eau de ton lac lacrymal. Un Titanic humain en somme, condamné à vivre en continu son naufrage. Tu sais pas pourquoi, tu sais pas vraiment à quoi c'est du. Tu sais peu de choses sur la vie, en fait. Peu de choses c'est faible mais c'est suffisant. Ça suffit pour les autres jours de l'année où tu émerges de ton abîme intérieur. Tu pues le pathétisme et la clope à plein nez: ton attrait majeur en y réfléchissant. Tes yeux respirent l'innocence mais elle est chassée par cet air détaché et las qui gagne chaque fois un peu plus de terrain après t'être remis de ton inondation psychique. Tu n'es pas fréquentable et pas fréquenté. Tout le monde y trouve son compte, toi le premier. T'aimes fumer ta Basic paré d'un regard contestataire qui signifie clairement, j'emmerde le cancer. Mais terre à terre tu sais que cette merde 20% moins chère que ces putains de Kamels, te conduira en bon eduforme à l'hosto des gens qui ont mal aux poumons. Le Pays des Merveilles est bien loin, ça fait un bail que t'y a plus remis les pieds. Il serait temps de retrouver Alice maintenant, qu'en dis-tu?

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[ Ryan Gosling, je vous aime.
C'est la première fois pour
moi que vos yeux me font boum boum boum.
]
(Vidéo)

L.

# Posté le lundi 27 août 2007 04:57

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 17:50